17.06.2008

Promenade

Je vais bien, je vais en profiter pour faire une belle promenade....dans notre jardin...boire de l'eau....me baigner....nager...car dans l'eau d'une piscine, je flotte,...besoin de personne.

Merci à vous, retour le 30 juin 2008.

15.05.2008

Eau

 copier coller de l'un de mes premiers articles

Quotidien du matin

 

Il est 5 heures, le veilleur de nuit vient de repasser pour vider l’urinoir, j’ai fais comme si je dormais, il est très bien cet homme, en plus il rince le réservoir.

Dommage pour la chasse d’eau, la sonorité de cette fuite d’eau dans les toilettes est infernale, cela dure depuis 3 semaines que je mendie une réparation. Je ne vais pas sonner !

Je ne veux pas que l’on ferme les volets, je veux habiter avec le ciel, les avions, les planeurs, la pluie, la neige, le brouillard, le vent…Nous sommes ensemble 24 heures sur 24.

De mon lit je contemple au-dehors, il est 7 heures, une aide-soignante (As) ou une nouvelle stagiaire infirmière viennent me réveiller, je les salue et leur reparle de la chasse d’eau, les deux oublient…

Sept heures 20, elles sont à deux pour la toilette, elles sont gentilles et charmantes, allongé je tente de maîtriser les manœuvres, l’une des deux demoiselles [ou dames] pose une bassine d’eau tiède sur la tablette et elles partent, je voudrais bien me brosser les dents, mais aujourd’hui comme souvent, pas de verre d’eau pour rincer la bouche.

Je me mouille le visage avec le gant de toilette et tout l’avant de mon corps jusqu’au bas ventre ; j’utilise tout de même le dentifrice, je rince avec de l’eau d’Evian, je tente de recracher l’eau dans le récipient, sans réussite.

Je reste dénudé et j’attends un certain temps, après une vingtaine de minutes, les filles arrivent, me lavent le dos, les fesses et les pieds avec l’eau, de la cuvette, qui était froide. Je te frotte, je te sèche, je « t’habille » et bonne journée, il est 7 heures 50, je suis toujours dans le lit étendu, les filles sont agréables, sympathiques, mais elles sont pressées d’autres malades, je ne suis pas le seul.

Dehors le jour s’est levé, il fera beau, le ciel est d’un bleu pur et naturel, vers 8 heures, le plateau du petit déjeuner remplace le bassin de la toilette, pour la nourriture c’est l’instant favoris, en accord avec la belle diététicienne je reçois deux petits pains, confiture, beurre, un thé à la menthe [ou citron] et deux jus de raisin.

Je sirote le nectar frais et sucré en prenant mes médicaments [entre 8 et 10 pilules], je veux me débrouiller seul, je refuse toute aide pour manger car je veux profiter de ces moments et prendre mon thé à ma vitesse, avec mes moyens.

Avec peine je pivote vers le côté gauche en m’agrippant à la barrière du lit [côté fenêtre], j’ouvre la petite plaquette de beurre avec la main droite, je bloque le petit pain avec la gauche, avec la première main je saisie le couteau et coupe le pain en deux ; puis je sépare le beurre en deux [avec les doigts], pour chaque moitié de petit pain, j’ouvre la barquette de confiture, je tente un nouveau partage avec l’habileté de l’expérience.

Et je prends mon petit déjeuner, allongé sur ma couche, telle une méridienne, avec vue vers l’horizon bleu, vert et cette boule jaune rouge, oui je suis orienté à l’est, le matin c’est beau, l’été [surtout durant une canicule] c’est une exposition fabuleuse.

Je suis accompagné par la télévision, de belles chansons pour une émission destinée aux jeunes, genre, suite du « Morning live » sur la six, j’ai la patience de garder la télé allumé si je ne suis pas obligé de me concentrer, j’aime aussi chanter toutes ces variétés des 40 dernières années.

A 9 heures lorsque l’émission est terminée je mets une chaîne suisse avec de la musique folklorique avec des images de montagnes. Je peux m’échapper…

Au programme de la matinée, le personnel de nettoyage viendra « aseptiser » cette belle pièce jaune du mur au plafond, des As tirerons les draps et remplacerons l’alèze [à ma demande, chaque jour une seconde alèze m’est remis, elle reste pliée, je l’utilise pour me couvrir, me cacher, me procurer du frais l’été, du chaud l’hiver, de coussin…Cela m’évite aussi d’utiliser la sonnette], dans le schéma classique, si mes kinésithérapeutes ne sont pas en vacances, j’ai « quartier libre » jusqu’au déjeuner, vers 11h45.

Avec des projets et de l’inspiration, dans un espace de moins de deux m², attitude horizontale,  tu t’occupes.

Je voudrais avancer dans ce domaine, sans obligatoirement raconter immédiatement toute ma belle vie.

En interaction ces sujets deviendraient peut-être, un passage oblige, vers une évolution, les gens oseraient en parler, apporter leurs expériences...Moi, tout seul, je n'affiche que mes vérités, mes ressentis, et même, peut-être mes états d'âmes.

16.04.2008

Canicule 2003

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Canicule 2003

Comme le narrateur, j’y étais….

Canicule ce samedi 9 août 2003, une fin de semaine pendant que certains se promenaient sur le plateau du Larzac, j'ai fais un gros malaise et me voilà près pour prendre une ambulance; pendant ce temps à Berck, le jeune Vincent Humbert, dans un état pire que le mien, quémandait pour pouvoir "partir loin"!

En 2008 Chantal Sébire ! Un jour il faudra bien oser, se décider.

Pour des raisons inexpliquées, la camionnette est venue me chercher après plus de deux heures d'attente et pendant que le brancard se dirigeait vers la voiture, j'ai ressenti les effets bienfaisants du soleil, et sous la tôle, un vrai bain de trop de chaleur.

Arrivée aux Urgences vers 14h30, j'ai à nouveau bénéficié de la douceur des rayons du soleil et immédiatement je prenais la suite d'une file de brancards, il me semble, dans un couloir...Je patientais enveloppé dans un "corset bermuda" en matière plastique dur et imperméable, sous protection d'une "armure" sans savoir se mouvoir.

J'entendais de loin que personne ne voulait vraiment s'occuper de moi, j'étais "l'opéré" d'une autre clinique, pour la seconde fois un jet d'une portée de plus de 3 mètres s'évacua de ma bouche, mais comme durant le voyage, une partie termina sa course sur mon corset.

Je restais en l'état avec des restes verdâtres partout, en fait je m'aspergeais pour atténuer les effets ambiants de la canicule, quelle fraîcheur de se retrouver dans un box pourvu d'une climatisation, baignant dans son propre liquide.

Cette chance d'être contre une paroi et de comprendre que le personnel ne pouvait pas s'occuper de moi, car des nouveaux arrivants étaient près de la mort, il fallait les opérer, les soigner d'urgence....

Une personne très gentille aida mon épouse pour tenter de me faire une toilette, et me mettre sous perfusion et surtout me rassurer.

Les vomissements reprirent, la perfusion arrosait le brancard et nous attendions des heures durant dans un état indescriptible, mais comme j'étais à l'horizontale baignant dans un jus d'origine multiples toujours dans cet incroyable corset bermuda, on s'habitue à tout.

Vers 23 heures des brancardiers me cherchèrent pour aller dans un autre bâtiment pour passer un scanner, malgré l'heure tardive la température était encore de 40° et là une nouvelle chance, je me retrouvais seul dans une chambre avec la climatisation, vers 3 heures du matin ils comprirent que je n'étais pas sous perfusion, le matelas de mon lit médicalisé était trempé, une infirmière répara cet incident datant de plus de 12 heures...

Les jours qui suivirent j'avais tout le temps de la visite, même le personnel venait souvent pour parler et prendre le frais de ma chambre, 4 jours de "Climatisation"...

Puis comme tous je perdais ce privilège qui m'avait vraiment aidé; le reste de ce mois d'août 2003, j'ai eu la chance de profiter d'une pièce orientée "Est", de ce fait à l'ombre, allongé 24h24 à siroter de la bonne eau. [Un détail, je ne pouvais pas bouger].

Les Urgences au pic de la Canicule en 2003, j'y étais, je peux vous raconter…

12.04.2008

Quotidien du matin

 

Quotidien du matin

 

Il est 5 heures, le veilleur de nuit vient de repasser pour vider l’urinoir, j’ai fais comme si je dormais, il est très bien cet homme, en plus il rince le réservoir.

Dommage pour la chasse d’eau, la sonorité de cette fuite d’eau dans les toilettes est infernale, cela dure depuis 3 semaines que je mendie une réparation. Je ne vais pas sonner !

Je ne veux pas que l’on ferme les volets, je veux habiter avec le ciel, les avions, les planeurs, la pluie, la neige, le brouillard, le vent…Nous sommes ensemble 24 heures sur 24.

De mon lit je contemple au-dehors, il est 7 heures, une aide-soignante (As) ou une nouvelle stagiaire infirmière viennent me réveiller, je les salue et leur reparle de la chasse d’eau, les deux oublient…

Sept heures 20, elles sont à deux pour la toilette, elles sont gentilles et charmantes, allongé je tente de maîtriser les manœuvres, l’une des deux demoiselles [ou dames] pose une bassine d’eau tiède sur la tablette et elles partent, je voudrais bien me brosser les dents, mais aujourd’hui comme souvent, pas de verre d’eau pour rincer la bouche.

Je me mouille le visage avec le gant de toilette et tout l’avant de mon corps jusqu’au bas ventre ; j’utilise tout de même le dentifrice, je rince avec de l’eau d’Evian, je tente de recracher l’eau dans le récipient, sans réussite.

Je reste dénudé et j’attends un certain temps, après une vingtaine de minutes, les filles arrivent, me lavent le dos, les fesses et les pieds avec l’eau, de la cuvette, qui était froide. Je te frotte, je te sèche, je « t’habille » et bonne journée, il est 7 heures 50, je suis toujours dans le lit étendu, les filles sont agréables, sympathiques, mais elles sont pressées d’autres malades, je ne suis pas le seul.

Dehors le jour s’est levé, il fera beau, le ciel est d’un bleu pur et naturel, vers 8 heures, le plateau du petit déjeuner remplace le bassin de la toilette, pour la nourriture c’est l’instant favoris, en accord avec la belle diététicienne je reçois deux petits pains, confiture, beurre, un thé à la menthe [ou citron] et deux jus de raisin.

Je sirote le nectar frais et sucré en prenant mes médicaments [entre 8 et 10 pilules], je veux me débrouiller seul, je refuse toute aide pour manger car je veux profiter de ces moments et prendre mon thé à ma vitesse, avec mes moyens.

Avec peine je pivote vers le côté gauche en m’agrippant à la barrière du lit [côté fenêtre], j’ouvre la petite plaquette de beurre avec la main droite, je bloque le petit pain avec la gauche, avec la première main je saisie le couteau et coupe le pain en deux ; puis je sépare le beurre en deux [avec les doigts], pour chaque moitié de petit pain, j’ouvre la barquette de confiture, je tente un nouveau partage avec l’habileté de l’expérience.

Et je prends mon petit déjeuner, allongé sur ma couche, telle une méridienne, avec vue vers l’horizon bleu, vert et cette boule jaune rouge, oui je suis orienté à l’est, le matin c’est beau, l’été [surtout durant une canicule] c’est une exposition fabuleuse.

Je suis accompagné par la télévision, de belles chansons pour une émission destinée aux jeunes, genre, suite du « Morning live » sur la six, j’ai la patience de garder la télé allumé si je ne suis pas obligé de me concentrer, j’aime aussi chanter toutes ces variétés des 40 dernières années.

A 9 heures lorsque l’émission est terminée je mets une chaîne suisse avec de la musique folklorique avec des images de montagnes. Je peux m’échapper…

Au programme de la matinée, le personnel de nettoyage viendra « aseptiser » cette belle pièce jaune du mur au plafond, des As tirerons les draps et remplacerons l’alèze [à ma demande, chaque jour une seconde alèze m’est remis, elle reste pliée, je l’utilise pour me couvrir, me cacher, me procurer du frais l’été, du chaud l’hiver, de coussin…Cela m’évite aussi d’utiliser la sonnette], dans le schéma classique, si mes kinésithérapeutes ne sont pas en vacances, j’ai « quartier libre » jusqu’au déjeuner, vers 11h45.

Avec des projets et de l’inspiration, dans un espace de moins de deux m², attitude horizontale,  tu t’occupes.