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22.05.2008

soignantes

« Il y a un être humain derrière la maladie »

Maëlle et Aurélie sont soignantes à l'hôpital local de La Châtaigneraie. Elles pratiquent une méthode inédite, appelée « humanitude et bientraitance ».

 Article dans le journal "Ouest France"
Chaque matin, quand elles réveillent leurs patients de l'unité de soins de longue durée à l'hôpital local de La Châtaigneraie, Maëlle Jaud, infirmière et Aurélie Oger, aide médico-psychologique, utilisent le même procédé. « On frappe à la porte, on parle tout doucement, pour respecter le rythme de la personne. Quand on lui dit bonjour, on la regarde. » Des gestes tout simples qui peuvent paraître sans intérêt, mais qui sont le BA-ba d'une philosophie très spéciale et en pleine expansion, nommée « humanitude et bientraitance ».

 

C'est pour éviter que les personnes âgées dépendantes ne soient traitées comme des « objets de soin » qu'Yves Gineste et Rosette Marescotti ont inventé cette méthode unique. « Nous avons expérimenté et crée une série d'outils permettant d'améliorer leur qualité de vie », explique Rosette Marescotti. Le principe ? Casser certains automatismes acquis à l'école et redonner à la personne âgée démente son statut d'être humain. En faisant sa toilette debout plutôt que couché, par exemple.

Depuis trente ans, Yves et Rosette parcourent la France, le Canada et la Belgique pour former le personnel soignant. Le succès est tel que leur agenda est plein jusqu'en 2010. Pour Maëlle et Aurélie, ces quatre jours de formation ont radicalement changé leur approche. « J'ai été bouleversée, dans le sens positif du terme », se souvient Aurélie. « Je me suis rendu compte qu'il y avait un être humain derrière la maladie », complète Maëlle.

Grâce à cette méthode, les deux jeunes filles posent un regard neuf sur le patient, mais aussi sur leur équipe. « Il y a des collègues que j'ai redécouvert, s'étonne Maëlle, qui se sent beaucoup plus détendue et valorisée dans mon rôle de soignante. » Car les patients le leur rendent bien. « Ça se traduit par des sourires, des mots gentils. » Une méthode révolutionnaire selon ses créateurs. « Quand nous l'avons mise en place dans un service hospitalier de l'Essonne, il y avait 100 % de turn-over. Maintenant, il y en a zéro ».

Élise CHIARI.

Ouest-France

21.05.2008

Beau, bronzé et sympa

Avec l'été le blog évolue, à partir de maintenant le narrateur sera :

beau, vieux, cop, malade, bronzé et sympa

Pour donner de la vie, de la joie, une certaine jeunesse et des couleurs!

15.05.2008

Eau

 copier coller de l'un de mes premiers articles

Quotidien du matin

 

Il est 5 heures, le veilleur de nuit vient de repasser pour vider l’urinoir, j’ai fais comme si je dormais, il est très bien cet homme, en plus il rince le réservoir.

Dommage pour la chasse d’eau, la sonorité de cette fuite d’eau dans les toilettes est infernale, cela dure depuis 3 semaines que je mendie une réparation. Je ne vais pas sonner !

Je ne veux pas que l’on ferme les volets, je veux habiter avec le ciel, les avions, les planeurs, la pluie, la neige, le brouillard, le vent…Nous sommes ensemble 24 heures sur 24.

De mon lit je contemple au-dehors, il est 7 heures, une aide-soignante (As) ou une nouvelle stagiaire infirmière viennent me réveiller, je les salue et leur reparle de la chasse d’eau, les deux oublient…

Sept heures 20, elles sont à deux pour la toilette, elles sont gentilles et charmantes, allongé je tente de maîtriser les manœuvres, l’une des deux demoiselles [ou dames] pose une bassine d’eau tiède sur la tablette et elles partent, je voudrais bien me brosser les dents, mais aujourd’hui comme souvent, pas de verre d’eau pour rincer la bouche.

Je me mouille le visage avec le gant de toilette et tout l’avant de mon corps jusqu’au bas ventre ; j’utilise tout de même le dentifrice, je rince avec de l’eau d’Evian, je tente de recracher l’eau dans le récipient, sans réussite.

Je reste dénudé et j’attends un certain temps, après une vingtaine de minutes, les filles arrivent, me lavent le dos, les fesses et les pieds avec l’eau, de la cuvette, qui était froide. Je te frotte, je te sèche, je « t’habille » et bonne journée, il est 7 heures 50, je suis toujours dans le lit étendu, les filles sont agréables, sympathiques, mais elles sont pressées d’autres malades, je ne suis pas le seul.

Dehors le jour s’est levé, il fera beau, le ciel est d’un bleu pur et naturel, vers 8 heures, le plateau du petit déjeuner remplace le bassin de la toilette, pour la nourriture c’est l’instant favoris, en accord avec la belle diététicienne je reçois deux petits pains, confiture, beurre, un thé à la menthe [ou citron] et deux jus de raisin.

Je sirote le nectar frais et sucré en prenant mes médicaments [entre 8 et 10 pilules], je veux me débrouiller seul, je refuse toute aide pour manger car je veux profiter de ces moments et prendre mon thé à ma vitesse, avec mes moyens.

Avec peine je pivote vers le côté gauche en m’agrippant à la barrière du lit [côté fenêtre], j’ouvre la petite plaquette de beurre avec la main droite, je bloque le petit pain avec la gauche, avec la première main je saisie le couteau et coupe le pain en deux ; puis je sépare le beurre en deux [avec les doigts], pour chaque moitié de petit pain, j’ouvre la barquette de confiture, je tente un nouveau partage avec l’habileté de l’expérience.

Et je prends mon petit déjeuner, allongé sur ma couche, telle une méridienne, avec vue vers l’horizon bleu, vert et cette boule jaune rouge, oui je suis orienté à l’est, le matin c’est beau, l’été [surtout durant une canicule] c’est une exposition fabuleuse.

Je suis accompagné par la télévision, de belles chansons pour une émission destinée aux jeunes, genre, suite du « Morning live » sur la six, j’ai la patience de garder la télé allumé si je ne suis pas obligé de me concentrer, j’aime aussi chanter toutes ces variétés des 40 dernières années.

A 9 heures lorsque l’émission est terminée je mets une chaîne suisse avec de la musique folklorique avec des images de montagnes. Je peux m’échapper…

Au programme de la matinée, le personnel de nettoyage viendra « aseptiser » cette belle pièce jaune du mur au plafond, des As tirerons les draps et remplacerons l’alèze [à ma demande, chaque jour une seconde alèze m’est remis, elle reste pliée, je l’utilise pour me couvrir, me cacher, me procurer du frais l’été, du chaud l’hiver, de coussin…Cela m’évite aussi d’utiliser la sonnette], dans le schéma classique, si mes kinésithérapeutes ne sont pas en vacances, j’ai « quartier libre » jusqu’au déjeuner, vers 11h45.

Avec des projets et de l’inspiration, dans un espace de moins de deux m², attitude horizontale,  tu t’occupes.

Je voudrais avancer dans ce domaine, sans obligatoirement raconter immédiatement toute ma belle vie.

En interaction ces sujets deviendraient peut-être, un passage oblige, vers une évolution, les gens oseraient en parler, apporter leurs expériences...Moi, tout seul, je n'affiche que mes vérités, mes ressentis, et même, peut-être mes états d'âmes.

06.05.2008

Empoisonnement du sang

Septicémie

Un soir, nous sommes allés au cinéma, durant la nuit j'avais une forte fièvre, le lendemain j'étais très faible, je n'avais plus de volonté....

Je suis allé travailler, trop faible je suis retourné à la maison pour me reposer, dormir….Quelques décennies sont passées

A 21 ans j'étais très près de la mort, car une plaie torpide de la plante du pied droit s'était infectée et sous la forme d'une pathologie extrêmement complexe liée à des troubles neurologiques, j'avais une septicémie. [Empoisonnement sang]

Je marchais pieds nus, j'écoutais pousser mes cheveux!

Ma future femme, comme beaucoup, des fleurs partout.

Sous anesthésie générale, le "nettoyage" de la rétention infectée, me permis après plus de 100 piqûres, plusieurs dl de sang, ponction cervicale [lombaire impossible] et 3 semaines d'hôpital de me retrouver à la maison, sur un nuage...

Vers 16 heures, alors qu’un brancard m’amenait vers la salle d’opération, un chirurgien décida de reporter l’opération, un jour de plus à la diète, le lendemain même schéma [à devenir dingue], mais comme il s’agissait d’un simili curetage du pied, nous pouvions attendre !

C’était aussi un peu l’hôpital de hier, ou d’avant-hier….

Les Beatles allaient se séparer et j’étais papa.  

03.05.2008

4 saisons

Dans son dernier album, Grands Corps Malade écrit à la fin de son slam, 4 saisons :

 

"Les années passent, la vie aussi, on commençait juste à s'y habituer

On est les témoins impuissants du temps qui trace, du temps qui veut

Que les enfants deviennent des grands...et que les grands deviennent des vieux."

 

Je ne vais pas trop bien, mais j'ai de l'espoir !

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