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16.04.2008

Canicule 2003

    ccopier coller  

Canicule 2003

Comme le narrateur, j’y étais….

Canicule ce samedi 9 août 2003, une fin de semaine pendant que certains se promenaient sur le plateau du Larzac, j'ai fais un gros malaise et me voilà près pour prendre une ambulance; pendant ce temps à Berck, le jeune Vincent Humbert, dans un état pire que le mien, quémandait pour pouvoir "partir loin"!

En 2008 Chantal Sébire ! Un jour il faudra bien oser, se décider.

Pour des raisons inexpliquées, la camionnette est venue me chercher après plus de deux heures d'attente et pendant que le brancard se dirigeait vers la voiture, j'ai ressenti les effets bienfaisants du soleil, et sous la tôle, un vrai bain de trop de chaleur.

Arrivée aux Urgences vers 14h30, j'ai à nouveau bénéficié de la douceur des rayons du soleil et immédiatement je prenais la suite d'une file de brancards, il me semble, dans un couloir...Je patientais enveloppé dans un "corset bermuda" en matière plastique dur et imperméable, sous protection d'une "armure" sans savoir se mouvoir.

J'entendais de loin que personne ne voulait vraiment s'occuper de moi, j'étais "l'opéré" d'une autre clinique, pour la seconde fois un jet d'une portée de plus de 3 mètres s'évacua de ma bouche, mais comme durant le voyage, une partie termina sa course sur mon corset.

Je restais en l'état avec des restes verdâtres partout, en fait je m'aspergeais pour atténuer les effets ambiants de la canicule, quelle fraîcheur de se retrouver dans un box pourvu d'une climatisation, baignant dans son propre liquide.

Cette chance d'être contre une paroi et de comprendre que le personnel ne pouvait pas s'occuper de moi, car des nouveaux arrivants étaient près de la mort, il fallait les opérer, les soigner d'urgence....

Une personne très gentille aida mon épouse pour tenter de me faire une toilette, et me mettre sous perfusion et surtout me rassurer.

Les vomissements reprirent, la perfusion arrosait le brancard et nous attendions des heures durant dans un état indescriptible, mais comme j'étais à l'horizontale baignant dans un jus d'origine multiples toujours dans cet incroyable corset bermuda, on s'habitue à tout.

Vers 23 heures des brancardiers me cherchèrent pour aller dans un autre bâtiment pour passer un scanner, malgré l'heure tardive la température était encore de 40° et là une nouvelle chance, je me retrouvais seul dans une chambre avec la climatisation, vers 3 heures du matin ils comprirent que je n'étais pas sous perfusion, le matelas de mon lit médicalisé était trempé, une infirmière répara cet incident datant de plus de 12 heures...

Les jours qui suivirent j'avais tout le temps de la visite, même le personnel venait souvent pour parler et prendre le frais de ma chambre, 4 jours de "Climatisation"...

Puis comme tous je perdais ce privilège qui m'avait vraiment aidé; le reste de ce mois d'août 2003, j'ai eu la chance de profiter d'une pièce orientée "Est", de ce fait à l'ombre, allongé 24h24 à siroter de la bonne eau. [Un détail, je ne pouvais pas bouger].

Les Urgences au pic de la Canicule en 2003, j'y étais, je peux vous raconter…

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Commentaires

Nous reparlerons de "Canicule", lorsque nous serons à nouveau un 10 août et qu'il sera trop tard !

Ecrit par : alsacop | 09.05.2008

bsr!!!!
et dire que d fois g une envie de plus être de ce monde
ton parcours me donne bcoup de courage
bravo
le combat est la chose réelle de la vie
bonne soirée

Ecrit par : virgin21 | 13.06.2008

Merci virgin, mais cette journée du 8 août 2003 restera toujours dans ma mémoire, la chance... durant 4 jours une chambre seul avec la climatisation

Ecrit par : vieux cop malade | 14.06.2008

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